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Modèle de lettre pour autorisation de partir en vacances CPAM

Choisissez votre situation et copiez le courrier. Mais lisez d'abord ce qui suit : la règle a changé fin 2024 et beaucoup de pages sont restées sur l'ancienne.

ObjetArrêt de travail du {date de début} au {date de fin} : séjour en France hors de mon département de résidence, demande d'autorisation et communication de mon adresse de contrôle

{Prénom} {NOM} {Numéro et rue} {Complément d'adresse} {Code postal} {Commune} Numéro de sécurité sociale : {numéro à 15 chiffres, clé comprise} Téléphone : {téléphone} Courriel : {courriel} Caisse primaire d'assurance maladie {de / du / des} {département} {Adresse de la caisse} {Code postal} {Commune} {Lettre recommandée avec accusé de réception / Envoi simple / Message adressé depuis mon compte ameli} À {commune}, le {date d'envoi} Objet : arrêt de travail du {date de début} au {date de fin}, séjour en France hors de mon département de résidence, demande d'autorisation et communication de mon adresse de contrôle Madame, Monsieur, Je suis en arrêt de travail prescrit le {date de prescription} par le docteur {nom et prénom du médecin prescripteur}, {médecin traitant / médecin spécialiste / médecin remplaçant}, exerçant à {commune ou adresse du cabinet}. Cet arrêt court du {date de début} au {date de fin} inclus. Mon avis d'arrêt de travail porte la mention suivante : {sorties non autorisées / sorties autorisées, avec présence obligatoire à mon domicile de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h / sorties libres}. Pendant cette période, je prévois de séjourner en France, hors de mon département de résidence, du {date d'arrivée} au {date de retour} inclus, {motif du séjour, facultatif : séjour familial, repos, etc.}. Voici l'adresse exacte à laquelle je résiderai et à laquelle je peux être {joint / jointe} et {contrôlé / contrôlée} pendant ce séjour : {Chez Madame ou Monsieur {nom de la personne qui héberge}, le cas échéant} {Numéro et rue} {Complément : bâtiment, étage, interphone, code d'accès} {Code postal} {Commune} Téléphone où je suis joignable pendant toute la durée du séjour : {téléphone} Je m'engage à respecter, durant ce séjour, les prescriptions de mon médecin ainsi que les heures de sortie mentionnées sur mon arrêt de travail, et à demeurer à cette adresse dans des conditions me permettant de me soumettre aux contrôles du service du contrôle médical. {J'ai indiqué cette adresse sur le volet 1 de mon avis d'arrêt de travail, que je vous adresse / J'ai demandé à mon médecin de mentionner cette adresse, mon arrêt étant télétransmis}. Par la présente, je sollicite votre autorisation pour effectuer ce séjour et je vous remercie de bien vouloir me la confirmer par écrit. Si vous estimez qu'aucune autorisation n'est nécessaire dans ma situation, je vous remercie de me l'indiquer également par écrit : la présente lettre vaudra alors information de l'adresse à laquelle le contrôle peut être réalisé, au sens du 6° de l'article L. 323-6 du code de la sécurité sociale. Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées. {Signature manuscrite} {Prénom} {NOM} Pièces jointes : copie de l'avis d'arrêt de travail ; le cas échéant, tout justificatif que vous souhaitez produire sur le lieu de séjour.

38 champs à compléter, surlignés ci-dessus. Ils restent entre accolades à la copie : un champ oublié se voit tout de suite.

Avant d'envoyer

Envoyez cette lettre avec une trace écrite et datée (lettre recommandée avec accusé de réception, ou message depuis votre compte ameli) et conservez une copie ainsi que toute réponse de la caisse : en cas de litige, c'est cette preuve qui compte. Cette lettre est rédigée en posture de demande d'autorisation, mais le Conseil d'État a jugé le 28 novembre 2024 (n° 495040) qu'imposer une autorisation préalable de la caisse pour quitter sa circonscription était entaché d'illégalité, l'article L. 323-6 du code de la sécurité sociale fixant de façon limitative les obligations de l'assuré, et la Cour de cassation en a tiré les conséquences le 5 juin 2025 (2e civile, n° 21-22.162). Ce qui reste obligatoire, en revanche, c'est d'informer la caisse sans délai de l'adresse à laquelle le contrôle peut être réalisé si vous résidez ailleurs que sur l'adresse indiquée sur la prescription (6° de l'article L. 323-6, en vigueur depuis le 27 juin 2026), et de rester en mesure de vous soumettre aux contrôles du service du contrôle médical. La formulation de la lettre couvre les deux cas de figure. Aucun texte officiel consulté ne fixe de délai à respecter avant le départ : les textes disent sans délai. Le chiffre de 15 jours que l'on lit souvent ne repose pas sur un texte vérifié, il vient d'une pratique administrative adossée à la disposition jugée illégale. Prévenir tôt reste néanmoins plus confortable. Si vous êtes {salarié / salariée}, communiquez aussi à votre employeur votre lieu de repos s'il diffère de votre domicile, et, en cas de mention sorties libres, les horaires auxquels la contre-visite peut s'effectuer (article R. 1226-10 du code du travail) : le contrôle de l'employeur est distinct de celui de la caisse. Si votre arrêt autorise les sorties sans mention particulière, vous devez rester {présent / présente} de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h, sauf en cas de soins ou d'examens médicaux (article R. 323-11-1 du code de la sécurité sociale) ; Service Public précise que ces horaires s'appliquent aussi les samedis, dimanches et jours fériés, et qu'une absence doit pouvoir être justifiée. Le contrôle à domicile s'effectue sans prévenir, et le service du contrôle médical peut par ailleurs vous convoquer à l'adresse que vous lui avez indiquée. Ce modèle vise un séjour en France : pour un départ à l'étranger, les règles sont différentes et plus strictes, et il faut se rapprocher de la caisse avant de réserver. Il vise également le salarié du régime général en arrêt maladie ; pour les agents publics, les régimes spéciaux, les travailleurs indépendants, un accident du travail ou un congé maternité, vérifiez auprès du régime concerné.

La règle a changé fin 2024, et beaucoup de pages l'ignorent

La règle a changé fin 2024, et beaucoup de contenus en ligne sont restés bloqués sur l'ancienne. Le Conseil d'État a jugé, le 28 novembre 2024 (n° 495040), que la disposition imposant une autorisation préalable de la caisse pour quitter sa circonscription était entachée d'illégalité : l'article L. 323-6 du code de la sécurité sociale définit de façon limitative les obligations du bénéficiaire des indemnités journalières, et il ne permet pas de soumettre un déplacement hors de la circonscription à une autorisation de la caisse. La Cour de cassation en a tiré les conséquences le 5 juin 2025 (2e civ., n° 21-22.162) en cassant un jugement rendu sur le fondement de cette disposition illégale. Autrement dit : partir en vacances dans un autre département n'est plus subordonné à un feu vert de la CPAM. Ce qui reste obligatoire, en revanche, est très concret. Il faut respecter ce que le médecin a coché sur l'arrêt (présence au domicile de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h, sauf mention "sorties libres"), rester en mesure de se soumettre aux contrôles du service du contrôle médical, et, depuis le 27 juin 2026, informer sans délai la caisse de l'adresse à laquelle le contrôle peut être réalisé si l'on réside ailleurs que sur l'adresse initiale (article L. 323-6, 6°, issu de la loi du 25 juin 2026). Le déplacement doit être fait, selon les termes mêmes du Conseil d'État repris par la Cour de cassation, "dans des conditions lui permettant de continuer à satisfaire à l'ensemble de ces obligations". Pour l'étranger, la logique est différente et plus stricte. La Cour de cassation a jugé le 5 juin 2025 (n° 22-22.834) que lorsqu'un séjour temporaire hors de France rend impossible tout contrôle, les prestations en espèces ne sont pas servies, sous réserve des conventions internationales et des règlements de l'Union européenne. L'accord du médecin traitant ne suffit pas : seul le service médical de la caisse contrôle l'incapacité de travail. Service Public confirme (fiche vérifiée le 27 avril 2026) que la perception des indemnités journalières dépend du pays de destination et "peut être soumise à une autorisation préalable de votre caisse d'assurance maladie", et renvoie à la caisse pour connaître les conditions. Dans l'Union européenne, l'EEE et la Suisse, les règlements (CE) n° 883/2004 (article 21) et n° 987/2009 (article 27) organisent le versement des prestations en espèces par l'institution compétente et la possibilité, pour elle, de faire réaliser un contrôle par l'institution du lieu de séjour. Avertissement de méthode : ameli.fr n'a pas pu être consulté, le site opposant une vérification anti robot que je ne contourne pas. Rien de ce qui suit ne repose donc sur une page ameli.fr lue directement.

Aucune autorisation préalable de la CPAM n'est exigible pour quitter son département
Le Conseil d'État a déclaré entaché d'illégalité le neuvième alinéa de l'article 37 du règlement intérieur modèle provisoire des caisses primaires (annexé à l'arrêté du 19 juin 1947), qui prévoyait que le malade ne doit pas quitter la circonscription de sa caisse sans autorisation préalable. Motif : l'article L. 323-6 du code de la sécurité sociale définit de façon limitative les obligations du bénéficiaire et ne permet pas de soumettre un tel déplacement à une autorisation de la caisse. source
La Cour de cassation a appliqué cette illégalité et cassé un refus d'indemnités journalières
Arrêt du 5 juin 2025 (2e civ., n° 21-22.162, publié au bulletin), rendu après la question préjudicielle renvoyée au Conseil d'État. La Cour relève que le tribunal a statué "sur le fondement d'une disposition illégale" et casse le jugement. La caisse avait refusé les indemnités journalières faute d'autorisation préalable de quitter la circonscription. source
Le déplacement reste conditionné au maintien de la possibilité de contrôle
Le considérant repris par la Cour de cassation précise que le déplacement conduisant à résider momentanément à une autre adresse doit être opéré "dans des conditions lui permettant de continuer à satisfaire à l'ensemble de ces obligations, notamment celle de se soumettre aux contrôles organisés par le service du contrôle médical". La liberté de déplacement n'est donc pas une liberté de disparaître. source
Obligation d'informer la caisse de l'adresse de contrôle, depuis le 27 juin 2026
L'article L. 323-6 du code de la sécurité sociale, dans sa version en vigueur depuis le 27 juin 2026 (modifié par la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, article 52), impose au bénéficiaire, au 6°, "d'informer sans délai la caisse de l'adresse à laquelle le contrôle prévu au même article L. 315-2 peut être réalisé si le bénéficiaire réside à une autre adresse que celle initialement indiquée sur la prescription". C'est une information, pas une demande d'autorisation. source
La liste des obligations de l'assuré est limitative
Article L. 323-6 : observer les prescriptions du praticien (1°), se soumettre aux contrôles du service du contrôle médical prévus à l'article L. 315-2 (2°), respecter les heures de sorties autorisées par le praticien (3°), s'abstenir de toute activité non autorisée (4°), informer sans délai la caisse d'une reprise d'activité anticipée (5°), informer sans délai la caisse de l'adresse de contrôle en cas de résidence différente (6°). source
Heures de sortie : présence obligatoire de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h
Article R. 323-11-1 du code de la sécurité sociale : le praticien indique sur l'arrêt de travail soit que les sorties ne sont pas autorisées, soit qu'elles le sont, et dans ce cas "l'assuré doit rester présent à son domicile de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h, sauf en cas de soins ou d'examens médicaux". Le praticien indique aussi s'il autorise l'exercice de certaines activités en dehors du domicile. source
Ces horaires s'appliquent tous les jours, week-ends et jours fériés compris
Service Public (fiche vérifiée le 27 avril 2026) précise que la présence au domicile de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h s'impose "y compris les samedis, dimanches et jours fériés". Il reste possible de s'absenter pendant ces plages pour des soins ou des examens médicaux, à condition de pouvoir le justifier. source
Sorties libres : dérogation médicale, pas dispense d'obligations
Article R. 323-11-1 : "le praticien peut, par dérogation à cette disposition, autoriser les sorties libres. Dans ce cas, il porte sur l'arrêt de travail les éléments d'ordre médical le justifiant." Service Public ajoute que même en sorties libres, il faut respecter les indications du médecin, notamment les éventuelles restrictions d'activité. source
Résidence temporaire ailleurs : à indiquer sur le volet 1 de l'avis d'arrêt de travail
Service Public : "Si vous prévoyez de résider momentanément à une autre adresse pendant votre arrêt de travail pour maladie, vous devez l'indiquer sur le volet 1 de l'avis d'arrêt de travail remis par votre médecin, puis l'envoyer à votre caisse d'assurance maladie." Si le médecin télétransmet les volets 1 et 2, il suffit de lui demander de le mentionner. C'est à cette adresse que le service du contrôle médical peut envoyer une convocation. source
Départ à l'étranger : position officielle actuelle
Service Public : "Un départ à l'étranger peut vous empêcher de continuer à percevoir vos indemnités journalières. La perception de vos indemnités journalières dépend du pays dans lequel vous vous rendez et peut être soumise à une autorisation préalable de votre caisse d'assurance maladie. Vous devez vous rapprocher de votre caisse pour en connaître les conditions." La fiche renvoie au Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale (Cleiss). source
Séjour hors de France rendant le contrôle impossible : pas d'indemnités journalières
Cour de cassation, 2e civ., 5 juin 2025, n° 22-22.834, publié au bulletin, au visa des articles L. 111-1, L. 160-7, L. 323-6 et R. 323-12 du code de la sécurité sociale. Dès lors qu'un séjour temporaire hors de France rend impossible tout contrôle, les prestations en espèces de l'assurance maladie ne sont pas servies, sous réserve de l'application des conventions internationales et des règlements de l'Union européenne. L'accord du médecin traitant ne dispense pas des obligations légales. source
La caisse peut refuser les indemnités pour la période où son contrôle a été rendu impossible
Article R. 323-12 du code de la sécurité sociale : "La caisse est fondée à refuser le bénéfice des indemnités journalières afférentes à la période pendant laquelle son contrôle aura été rendu impossible, sans préjudice des dispositions de l'article L. 324-1." source
Union européenne, EEE et Suisse : les prestations en espèces restent servies par l'institution compétente
Règlement (CE) n° 883/2004, article 21, paragraphe 1 : "La personne assurée et les membres de sa famille qui résident ou séjournent dans un État membre autre que l'État membre compétent bénéficient de prestations en espèces servies par l'institution compétente en vertu de la législation qu'elle applique." C'est la réserve expressément visée par la Cour de cassation. source
Le contrôle reste organisable dans l'Union européenne
Règlement (CE) n° 987/2009, article 27 : l'assuré fait attester son incapacité par un médecin de l'État de séjour et transmet le certificat à l'institution compétente dans les délais prévus par la législation de l'État compétent ; à la demande de l'institution compétente, l'institution du lieu de séjour soumet la personne aux contrôles administratifs ou examens médicaux nécessaires ; l'institution compétente conserve la faculté de la faire examiner par un médecin de son choix. Le paragraphe 10 étend ces règles au séjour, et pas seulement à la résidence. source
Sanctions prévues par le code de la sécurité sociale
Article L. 323-6 : "En cas d'inobservation volontaire de ces obligations, le bénéficiaire restitue à la caisse les indemnités versées correspondantes, dans les conditions prévues à l'article L. 133-4-1." Et si l'activité non autorisée a donné lieu à des revenus d'activité, "il peut être prononcé une sanction financière dans les conditions prévues à l'article L. 114-17-1". source
Ce que l'on risque concrètement
Service Public : en cas de non-respect des obligations liées à l'arrêt de travail, l'assuré risque "la suspension ou la suppression des indemnités journalières", "une sanction financière" et "une sanction de son employeur". En cas de fraude, il peut être amené à rembourser les indemnités perçues. source
Contrôle de la caisse : administratif ou médical, sans convocation préalable
Service Public (fiche vérifiée le 17 août 2026) : le contrôle administratif vérifie la présence au domicile pendant les heures d'interdiction de sortie, le contrôle médical vérifie si l'état de santé justifie l'arrêt. "Le salarié ne reçoit pas de convocation à l'avance, le contrôle s'effectue de façon inattendue." Si le contrôle ne peut pas avoir lieu parce que le salarié est absent de son domicile, le versement des indemnités journalières peut être suspendu, et le salarié doit être en mesure de justifier son absence. source
L'employeur a son propre circuit de contrôle, distinct de celui de la caisse
Si l'employeur verse des indemnités complémentaires, il peut faire pratiquer une contre-visite médicale par le médecin de son choix. Elle peut se dérouler au domicile ou au lieu de repos communiqué par le salarié, sans prévenir. Elle ne peut pas intervenir pendant les heures de sortie autorisées, ni en dehors des horaires communiqués en cas de sorties libres. Si la contre-visite n'a pas pu avoir lieu du fait de l'absence ou du refus du salarié, l'employeur peut mettre fin aux indemnités complémentaires, et la caisse peut mettre fin aux indemnités journalières. source
Obligation d'informer l'employeur du lieu de repos
Article R. 1226-10 du code du travail, en vigueur depuis le 7 juillet 2024 : "Le salarié communique à l'employeur, dès le début de l'arrêt de travail délivré en application de l'article L. 321-1 du code de la sécurité sociale ainsi qu'à l'occasion de tout changement, son lieu de repos s'il est différent de son domicile et, s'il bénéficie d'un arrêt de travail portant la mention "sortie libre" prévue à l'article R. 323-11-1 du même code, les horaires auxquels la contre-visite mentionnée à l'article L. 1226-1 peut s'effectuer." source
Recours possible contre une décision de la caisse
Le salarié peut contester la décision de la CPAM ou de la MSA en saisissant la commission de recours amiable, puis le tribunal judiciaire (pôle social) de son domicile. source

Les pièces généralement demandées

Cette page rassemble ce que disent les sources officielles citées, et rien de plus. Elle ne remplace pas un conseil juridique, et un cas particulier peut appeler une réponse différente. Les liens ci-dessus mènent au texte d'origine, à lire avant toute décision qui vous engage.

Les sources

Questions fréquentes

Faut-il une autorisation de la CPAM pour quitter son département pendant un arrêt de travail ?

Non, plus depuis la décision du Conseil d'État du 28 novembre 2024 (n° 495040). La disposition qui l'imposait, le neuvième alinéa de l'article 37 du règlement intérieur modèle des caisses primaires, a été déclarée entachée d'illégalité, parce que l'article L. 323-6 du code de la sécurité sociale fixe de façon limitative les obligations de l'assuré et ne prévoit pas cette autorisation. La Cour de cassation l'a confirmé le 5 juin 2025 en cassant un jugement rendu sur ce fondement. En revanche, vous devez informer votre caisse de l'adresse à laquelle le contrôle peut être réalisé si vous résidez ailleurs.

Concrètement, que dois-je faire avant de partir dans un autre département ?

Trois choses. Indiquer l'adresse de séjour sur le volet 1 de l'avis d'arrêt de travail envoyé à votre caisse, ou demander à votre médecin de la mentionner s'il télétransmet. Informer la caisse sans délai de l'adresse à laquelle le contrôle peut être réalisé, comme l'exige l'article L. 323-6, 6°. Et communiquer à votre employeur votre lieu de repos s'il diffère de votre domicile, comme le prévoit l'article R. 1226-10 du code du travail. Gardez une trace écrite et datée de chaque envoi.

Y a-t-il un délai à respecter avant le départ ?

Aucun texte officiel consulté ne fixe de délai. Les textes parlent d'informer "sans délai", ce qui veut dire dès que la situation change. Le chiffre de 15 jours circule beaucoup, y compris dans des réponses de l'Assurance Maladie sur son forum, mais il vient d'une pratique administrative adossée à la disposition qui a précisément été jugée illégale. Le présenter comme une règle de droit serait inexact. Prévenir tôt reste évidemment plus sûr, surtout pour un séjour à l'étranger.

Quelles informations faut-il transmettre à la caisse ?

Les textes officiels consultés exigent l'adresse à laquelle le contrôle peut être réalisé. En pratique, une information utile comprend l'adresse complète du lieu de séjour (numéro, rue, code postal, ville, pays, et le nom de la personne qui vous héberge le cas échéant), les dates de début et de fin du séjour, votre numéro de sécurité sociale et un numéro de téléphone où vous joindre. Attention : le détail de ce contenu relève du bon sens et de la pratique, il n'est pas fixé par un texte que j'aie pu vérifier.

Quelles sont les heures de sortie autorisées ?

Si votre médecin a autorisé les sorties sans mention particulière, vous devez être présent à votre domicile de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h, sauf en cas de soins ou d'examens médicaux (article R. 323-11-1 du code de la sécurité sociale). Service Public précise que ces horaires s'appliquent tous les jours, samedis, dimanches et jours fériés compris. En dehors de ces plages, vous pouvez vous absenter.

Et si mon arrêt porte la mention sorties libres ?

Vous n'êtes plus tenu par les horaires. Le médecin doit alors porter sur l'arrêt les éléments médicaux qui justifient cette dérogation. Mais les sorties libres ne vous dispensent pas du reste : respect des indications du médecin, notamment des restrictions d'activité, capacité à vous soumettre aux contrôles, et obligation de communiquer à votre employeur les horaires auxquels une contre-visite peut avoir lieu. Si vous ne le faites pas, vous risquez la suspension des indemnités complémentaires versées par l'employeur.

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