Comment écrire une accroche LinkedIn ?
Choisissez une famille ou tirez un modèle au hasard, puis remplacez les passages entre crochets par vos faits, directement dans la liste ou grâce au petit formulaire. Copiez l'accroche, collez-la en tête de votre post et écrivez la suite.
L'accroche, c'est la ou les premières lignes d'un post : celles que l'on lit avant de décider de cliquer sur « voir plus ». Elle a une seule mission, donner envie de lire la deuxième phrase. Pour y arriver, elle doit annoncer quelque chose de précis que le reste du post tiendra : un chiffre, une erreur, une méthode, une histoire. Une accroche qui promet plus que ce que le texte livre fonctionne une fois, puis lasse.
Les modèles de cette page ont été rédigés à la main et ne contiennent aucun chiffre ni aucun fait inventé à votre place : tout ce qui relève de votre expérience est un emplacement, comme [votre chiffre], [votre client] ou [durée]. L'outil se contente d'insérer vos mots avec la bonne grammaire (« d'une PME », « au devis », « qu'une agence »). Aucune IA, aucun envoi : tout se passe dans votre navigateur. Outil indépendant, sans lien avec LinkedIn.
Quels types d'accroches utiliser sur LinkedIn ?
Les accroches se ressemblent par leur mécanique plus que par leurs mots. Les douze familles de l'outil correspondent à douze façons d'ouvrir un texte. Le tableau montre le premier modèle de chaque famille, tel qu'il s'affiche avant d'être rempli.
| Famille | Principe | Exemple de modèle |
|---|---|---|
| Le chiffre | Un chiffre vrai, en première ligne | [votre chiffre]. C'est le chiffre qui a changé ma façon de voir [votre sujet]. |
| Le contre-pied | Prendre le contre-pied d'un conseil courant | Je vais aller à contre-courant sur [votre sujet]. |
| L'aveu | Reconnaître une erreur | J'ai eu tort sur [votre sujet]. |
| La question | Interpeller le lecteur | Combien de temps consacrez-vous vraiment à [votre sujet] ? |
| L'avant/après | Deux situations côte à côte | Avant : [la situation de départ]. Après [durée] : [votre résultat]. |
| La liste | Un nombre annoncé, puis tenu | [nombre] choses que j'aurais aimé savoir avant de me lancer sur [votre sujet]. |
| Les coulisses | Montrer ce qui ne se voit pas | Les coulisses de mon métier de [votre métier], sans filtre. |
| La leçon | Ce que l'expérience a appris | Ce que j'ai appris en [durée] sur [votre sujet]. |
| L'idée reçue | Une croyance confrontée au terrain | « [l'idée reçue] » : une idée reçue que j'entends souvent sur [votre sujet]. |
| L'histoire client | Un cas réel, anonymisé | Ce que [votre client] m'a appris sur [votre sujet]. |
| La méthode | Une façon de faire, pas à pas | Ma méthode pour [votre sujet], en [nombre] étapes. |
| L'annonce | Une nouveauté, sans détour | Une nouvelle à partager : [votre annonce]. |
Exemples d'accroches remplies
Premier exemple, famille « L'histoire client » : avec « une boulangerie de quartier » comme client et « la prospection » comme sujet, le modèle devient « Ce qu'une boulangerie de quartier m'a appris sur la prospection. », soit 64 caractères, espaces compris. L'outil a fait l'élision (« qu'une » et non « que une ») et ajouté la majuscule quand votre mot ouvre la phrase.
Deuxième exemple, famille « L'aveu » : avec « accepter tous les projets » comme erreur, le modèle devient « J'ai longtemps cru qu'accepter tous les projets était une bonne idée. », soit 69 caractères. Rapportée à la limite de 3 000 caractères qu'indique l'aide de LinkedIn pour un post, l'accroche en occupe moins de 3 % : il reste toute la place pour raconter ce que cette erreur vous a appris.
Troisième exemple, famille « L'avant/après », rempli en partie : avec « je disais oui à toutes les demandes » comme situation de départ et « je choisis mes projets » comme résultat, on obtient « Avant : je disais oui à toutes les demandes. Après [durée] : je choisis mes projets. », soit 84 caractères. Le crochet qui reste signale l'information que vous seul connaissez. Pour la famille « Le chiffre », c'est pareil : l'outil n'écrit jamais de nombre à votre place, il attend le vôtre.
Côté hasard, le bouton de tirage choisit un modèle parmi ceux qui sont affichés, avec le générateur cryptographique du navigateur et sans biais de modulo. Le modèle déjà à l'écran est exclu, pour que chaque clic change quelque chose : avec les 54 modèles affichés, chacun des 53 autres a 1 chance sur 53 d'être tiré, soit environ 1,89 % ; dans une famille de 5 modèles qui contient l'accroche affichée, la chance passe à 1 sur 4, soit 25 %.
Quelles erreurs éviter dans une accroche ?
La plupart des accroches qui déçoivent tombent dans les mêmes pièges. Aucun ne dépend d'un réglage secret de LinkedIn, qui ne publie pas de règle sur la forme idéale d'un début de post : ce sont des questions d'honnêteté et de lisibilité.
- Inventer un chiffre ou une anecdote. Un chiffre arrondi « pour faire joli » se repère et coûte plus cher qu'il ne rapporte. Si vous n'avez pas de chiffre, prenez une autre famille.
- Promettre ce que le post ne tient pas. Une liste annoncée en cinq points doit en contenir cinq, une méthode doit être applicable.
- Laisser un crochet dans le texte publié. Relisez la version collée : un [votre sujet] oublié se voit tout de suite.
- Mettre toute l'accroche en caractères gras ou italiques copiés depuis un générateur. Ce sont des symboles Unicode, pas une mise en forme : les lecteurs d'écran peuvent les épeler ou les ignorer, et la recherche peut ne pas les reconnaître. Réservez-les à un mot, si vous y tenez.
- Accumuler les tournures toutes faites. Les formules du type « et si je vous disais que » ou les questions rhétoriques en série donnent un air générique. Mieux vaut un fait précis qu'un effet de style.
- Croire qu'il existe une longueur parfaite. L'endroit où le texte est coupé varie selon l'écran, la longueur des lignes et les retours à la ligne ; vérifiez-le sur votre propre brouillon plutôt que de vous fier à un nombre de caractères.