Comment transformer un article en post LinkedIn ?
Collez votre texte : une proposition de post s'affiche aussitôt. Cochez ou décochez les phrases, réglez leur ordre avec les flèches, puis copiez le post.
L'outil ne réécrit rien. Il découpe votre texte en paragraphes puis en phrases, signale celles qui ressortent selon trois repères simples, et assemble un post à partir d'elles : une accroche, des points clés, une phrase de fin. Vos phrases sont reprises mot pour mot. Les seuls ajouts sont les puces, une liaison placée avant les points (« À retenir : » par défaut) et une question de clôture choisie dans une courte liste neutre ; les deux s'affichent dans des champs modifiables, et il suffit de les vider pour les retirer.
Aucune intelligence artificielle n'intervient et rien n'est envoyé : le découpage se fait dans votre navigateur, même sur un texte de 20 000 caractères. C'est un outil indépendant, sans lien avec LinkedIn.
Comment repérer les phrases fortes d'un texte ?
Chaque phrase reçoit de 0 à 3 repères, affichés à côté d'elle : elle ouvre un paragraphe (l'auteur y pose souvent son idée principale), elle contient un chiffre (un fait daté ou mesuré), elle fait 100 caractères au plus (elle se lit d'un coup d'œil). Ce ne sont pas des règles de LinkedIn, qui n'en publie pas sur ce point, mais des conventions d'écriture que vous pouvez contredire en cochant d'autres phrases.
La proposition suit ensuite des règles fixes. L'accroche est la phrase qui a le plus de repères, la première du texte en cas d'égalité. La phrase de fin est la dernière phrase du texte, hors exclusions (voir plus bas). Les points clés sont aussi nombreux que les phrases à deux repères ou plus, avec un minimum de 3 et un maximum de 6 : l'outil prend d'abord une phrase forte par paragraphe, pour couvrir tout l'article, puis complète, et remet le tout dans l'ordre du texte.
Trois sortes de phrases ne sont jamais proposées d'office, mais restent cochables : les intertitres (une ligne seule de 90 caractères au plus, sans ponctuation finale), les phrases de plus de 250 caractères et les fragments de moins de 3 mots.
| Règle | Seuil | Effet |
|---|---|---|
| Début de paragraphe | Première phrase du paragraphe | 1 repère |
| Chiffre | Au moins un chiffre de 0 à 9 | 1 repère |
| Phrase courte | 100 caractères au plus | 1 repère |
| Accroche | Le plus de repères, puis la plus tôt | Placée en tête, sans puce |
| Points clés | Phrases à 2 repères ou plus, entre 3 et 6 | Une par paragraphe d'abord |
| Phrase de fin | Dernière phrase du texte, hors exclusions | Placée à la fin, sans puce |
| Jamais proposées | Intertitre, plus de 250 caractères, moins de 3 mots | Cochables à la main |
Exemple : un article de 938 caractères devenu un post
Le texte pré-rempli raconte comment une personne à son compte a réduit ses retards de paiement. Il fait 938 caractères, en 5 paragraphes et 14 phrases, dont 7 portent au moins deux repères. L'accroche retenue est la première phrase, « Pendant trois ans, j'ai envoyé mes factures sans date d'échéance précise. » : elle ouvre un paragraphe et fait 73 caractères, soit 2 repères, et aucune phrase n'en a davantage.
Les seuils jouent au caractère près. « Sur mes 42 factures du premier semestre, 35 ont été réglées à temps. » contient un chiffre et fait 68 caractères : 2 repères, elle devient un point clé. « Mes clients payaient à 60 jours, parfois plus, et ma trésorerie restait tendue d'un mois sur l'autre. » contient aussi un chiffre, mais fait 101 caractères : elle n'est pas courte, n'a qu'un repère et n'est pas proposée.
Avec les réglages par défaut (flèches, « À retenir : », une ligne vide entre les points, la question « Quel point vous parle le plus ? »), le post compte 545 caractères, accroche, 6 points et phrase de fin compris. Sans liaison, sans question et sans puce, il tombe à 487 caractères. En cochant les trois étapes du deuxième paragraphe (« D'abord », « Ensuite », « Enfin ») et en ne gardant comme points proposés que « En janvier... » et la phrase des 42 factures, on obtient un post de 7 phrases et 581 caractères, centré sur la méthode.
| Version du post | Phrases | Caractères |
|---|---|---|
| Proposition par défaut | 8 | 545 |
| Sans liaison, sans question, sans puce | 8 | 487 |
| Points numérotés, sans ligne vide entre eux | 8 | 546 |
| Variante centrée sur la méthode | 7 | 581 |
Quelle longueur pour un post LinkedIn ?
D'après l'aide de LinkedIn, un post peut contenir jusqu'à 3 000 caractères ; au-delà, LinkedIn propose de publier un article. Le compteur de l'outil compte chaque caractère visible, espaces, puces et retours à la ligne compris, et signale un dépassement. L'aide ne précise pas comment sont comptés les emoji : gardez un peu de marge si votre texte en contient.
LinkedIn ne publie pas de longueur idéale ni de règle sur la manière dont la longueur, les liens ou l'aération influent sur la diffusion d'un post. Aérer le texte avec une ligne vide entre les points est un choix de lecture, réglable dans l'outil. Le début mérite le plus de soin : seules les premières lignes s'affichent avant « voir plus », d'où l'intérêt de vérifier la coupure avec un aperçu.
Pour mettre un mot en gras dans un post, on passe en général par des caractères Unicode spéciaux. Ils s'affichent, mais les lecteurs d'écran peuvent les lire mal et une recherche de texte ordinaire peut ne pas les retrouver : à réserver à quelques mots.
Pièges et cas particuliers
Le découpage suit des règles simples, et quelques textes demandent un coup d'œil :
- Texte copié d'un PDF : une ligne est recollée à la précédente si celle-ci finit par une virgule, ou si elle commence par une minuscule sans que la précédente finisse par un point ; sinon, elle ouvre un nouveau paragraphe.
- Listes à puces : chaque élément devient un paragraphe à part, et sa puce d'origine est retirée pour laisser place à celle que vous choisissez.
- Abréviations : « M. », « p. 12 » ou une initiale comme « J. » ne coupent pas la phrase ; un sigle inconnu peut, rarement, la couper.
- Phrases qui dépendent de la précédente : sorties du texte, « Ensuite, ... » ou « Mais ... » peuvent perdre leur sens. Réordonnez-les ou cochez la phrase qui les précède.
- Modifier le texte de départ relance la proposition : faites vos retouches de fond avant de cocher et d'ordonner.
- Vérifiez chaque chiffre repris : l'outil ne les contrôle pas, il les met seulement en avant.